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Gwenn. A votre service milord.
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MessageSujet: Gwenn. A votre service milord. Lun 14 Jan - 18:10
© Arrogant Mischief sur Never Utopia
GWENN

« Être formé dans son propre intérêt, c'est pour les privilégiés. »


۞ NOM : Il n'en a pas. Enfin, je le présentais parfois avec le miens pour qu'il signe à ma place des papelards mais dans l'idée, c'est juste un hybride alors un nom...
۞ PRÉNOM : Gwenn. Cela voudrait dire "blanc" ou encore "beau" ou plein de truc dans le genre en breton. Son créateur est allé chercher loin, je vous le dit.
۞ SURNOM : Winny ! J'adore l’appeler comme ça quand je fais un caprice. Il déteste ça.
۞ AGE : 32 ans si ma mémoire est bonne.
۞ DATE DE NAISSANCE : Le 14 Février. J'aime le taquiner vu qu'il n'a jamais eu de Valentin !
۞ HYBRIDATION Uniquement pour les Hybrides.
۞ NATIONALITÉ : Bonne question. Il a été conçu quelque part aux États-Unis donc, j'imagine qu'il est américain malgré son prénom breton.
۞ ORIENTATION : Alors, la dernière fois que je lui ai demandé il m'a demandé si j'avais bu pour m'intéresser à sa vie intime. Mais bon, après lui avoir bourré la tronche j'ai obtenu une réponse. En fait, ça dépend du partenaire : tout simplement. Mais il a peu d'expérience par contre...
۞ PROFESSION : Majordome. Mais il reste un esclave donc bon, vous vous en ficherez peut-être.
۞ RACE: Un  pur spécimen d'Hybride. Et c'est du solide : un Grand requin Blanc !
۞ SIGNES PARTICULIERS : Il a une peur déraisonné de l'eau et il est borgne. Sinon, bah, il a des goûts douteux en matière de série TV mais ça, je vous laisse le découvrir.
۞ AVATAR : Il ressemble à un dénommé "Ginko" d'un vieux manga. Mushishi, je crois ? J'avais trouvé sympa l'histoire pour ma part...


DESCRIPTION PHYSIQUE
« Hum… Gwenn ! Tu veux bien venir s’il te plait ? »

J’observe mon écran, et une galerie de photo, avec un air dubitatif. Je n’ai pourtant pas à attendre longtemps, que le susnommé débarque. Dans sa tenue de travail, comprendre un ensemble en queue de pie traditionnel car je suis vieux jeu, sa voix s’élève douce et rauque pour me demander ce que je veux.

« Comme tu le sais, je quitte le pays pour vivre mon idylle. Donc, je dois te vendre. Mais j’aimerais faire un profil avantageux de ta personne. Donc, tu pourrais m’aider à remplir ton profil ? »

Son soupir est court, presque imperceptible, mais je sais que ça le dérange. Vu l’heure, il devait être en train de faire le ménage. Nyark, j’aime le déranger dans son planning parfaitement huilé et cadré ! Il s’approche de sa démarche souple : il a été bien élevé. Son œil parcourt l’écran et je retourne devant mon clavier prêt à écrire.

« Alors, je met quoi ?
— Ma taille et mon poids en premier lieu, j’imagine. Dit-il avec un calme olympien.
— Et c’est quoi ? Non mais, ne me regarde pas comme ça : je n’ai jamais chercher à le savoir.
— Encore heureux que mes visites médicales vous ont été rapportée, Milord. »


Ce petit sourire en coin et sa réplique me touche. Je préfère l’ignorer royalement et rester en attente. Genre, je n’ai rien entendu d’abord !

« Je mesure un mètre 82 pour 94 kilogrammes.
— Ah ! Je te croyais bien plus mince.
— Entretenir votre domaine et répondre à vos nombreuses demandes, aussi soudaines que des caprices, demande un corps endurci de quelques muscles, Milord. »


Je suis poignardé par son sourire qui suinte de sarcasme. Et dire que ça fait 14 ans qu’il est chez moi le lascar !

« Et donc, je note que tu es borgne j’imagine.
— En effet. Vous pouvez ajouter que je suis à l’aise avec ma monophtalmie, et ne souffre donc pas de maladresse en lien avec, Milord.
— Gwenn… Tu sais que des gens à peine lettré doivent lire ce profil ? Tu ne crois pas que des termes plus… classique devrait être employé ?
— Ne voulez-vous pas me vendre à bon prix, Milord ? »


Bon sang, il a beau avoir un visage qui marque bien sa virilité par son côté anguleux, quant il m’envoi ce genre de réplique j’ai l’impression qu’il sait avoir une bouille d’ange qui fait mal. Je tape alors le fait qu’il est faussement angélique, et pas trop marqué par les rides malgré son âge. D’ailleurs, il tique –je le vois- au mot ride.

« Milord… Vous trouvez que j’ai des rides ?
— Et bien, entre nous, tu as déjà de sacré cheveux blanc alors… »


Oh, je l’ai vexé ! J’ajoute qu’il rougit facilement quant il est énervé ou gêné. Je sens qu’il se retient : ahahah ! Victoire !

« Milord ! »

Je ronchonne, mais en maugréant j’abdique de corriger la mention des rides. On va éviter de dire qu’il a comme une peur de la vieillesse. Il ne pourra pourtant pas rester éternellement jeune… Enfin, j’indique la pigmentation très pâle de sa peau et le blanc de ses cheveux. Les requins blancs portent ce nom pour leur couleur ventrale mais chez lui, ça s’est traduit dans la pigmentation globale de sa peau et de ses cheveux. Il nous faut encore nous disputer sur la couleur de son œil : jade après plusieurs recherches. J’aurais voulu écrire émeraude et lui zyrcon. On a trouvé un compromis après une bonne heure ! Puis, le choix de quelques photos qui le mettent à son avantage, sans trop le sexualisé. J’avoue ne pas vouloir attirer les pervers avec son profil, je l’aime bien mon majordome malgré son côté coincé !

« Bon et bien, on passe à l’aspect psychologique alors ?
— Ce n’est pas encore terminé ?
— Pourquoi, à ton avis, t'ai-je appelé ?
— Mais, il va être l’heure de préparer le repas, Milord.
— Bah, commande pour ce soir. Le traiteur de luxe que j’aime bien, là.
— Bien Milord. Je reviens dans un instant. »


Au moins, il sait ce que je veux, fufufu. Et sinon… Qu’allons-nous dire sur lui maintenant ?


DESCRIPTION MENTALE
Je me tâte devant mon ordinateur portable. Dois-je commencer à remplir son caractère ? Mes doigts me démangent, et tout à mon empressement je fini par tapoter à quel point c’est un homme coincé, avec un humour limité, et un sarcasme mordant enrobé d’une insolente politesse !

« Milord, je sais combien vous m’aimez mais il serait regrettable que vous n’arriviez point à me vendre. Un profil se doit d’être attractif, n’est-ce pas ? »

Je suis stoppé alors même que je sais qu’il n’a pas vu l’écran. Mais bon, vu mon air un peu sadique en écrivant, il a de suite compris ce que j’ai mit. En bougonnant, j’appuis sur la touche de retour arrière et grommelle à son égard.

« Bon, je met quoi ?
— Et bien, comment me percevez-vous, Milord ? »


Hum… Je réfléchis un instant avant de répondre.

« Tu es un homme sérieux, qui travaille bien. Maniaque au point que j’ai l’impression d’être fusiller du regard lorsque je déplace quelque chose… Perfectionniste, c’est sûr aussi. C’est d’ailleurs cette qualité qui t’a permis de remplacer mon secrétaire pendant un temps. Mais c’est aussi un défaut car tu te surcharges de travail et après, je me retrouve obliger de payer des frais d’hospitalisation pour surménage. »

Mon ton est plus sévère à cette mention. Il rougit. Il est gêné. Ben, il a intérêt.

« Je vous prie de pardonner ma faiblesse, Milord.
— Combien de fois devrais-je te dire qu’il ne s’agit pas de faiblesse, mais d’une normalité. J’aurais dû penser au fait que tu ne connais pas tes propres limites. Tu en fais toujours trop, Gwenn. »


Et je me demande pourquoi. Enfin, je bois un peu de thé chaud…

« Gwenn… Depuis quand ?
— Je me suis dit que vous aimeriez vous détendre avec un thé lors de cette étape, Milord.
— Bon et bien, on va rajouter prévenant. Mais dit-moi Gwenn… Pourquoi te forces-tu à être le majordome parfait ? On va se séparer, tu peux bien me l’avouer maintenant, non ? »


Il semble surpris par mes dires. Son port altier ne peut pas tout cacher, son œil est comme voilé. Et je ne dois qu’à mon ouïe de créature t’entendre la réponse que je n’écrirais pas dans son profil.

« La peur. »

Le silence nous accompagne. J’ai du mal à comprendre.

« Mais, de quoi ? »

Je suis perplexe, autant l’avouer. Tourner vers Gwenn, je porte toute mon attention sur sa personne.

« De cette situation, Milord. J’ai peur d’être revendu, et jugé comme inutile. Mon avenir serait alors bien sombre, incertain. Maintenir mes qualifications de majordome me permet d’asseoir une qualité de vie qui, en tant qu’esclave, m’assure un avenir bien plus correct. S’il est vrai que je peux m’adresser à vous aussi sereinement, même lorsque je vous reprends, c’est car j’ai gagné votre confiance par mon labeur. Je ne souhaite rien de plus, rien de moins. »

Mon coude sur l’accoudoir de mon fauteuil, mon poing repose alors sur ma tempe. Je pense comprendre, mais c’est un raisonnement qui me peine. Pourtant, l’air est lourd et je veux l’alléger. Alors, j’attaque.

« C’est pour ça que tu as essayé de me cacher ta peur de l’eau ? »

Ah ah ah ! J’ai touché dans le mille ! J’ai un air voctorieux alors, que dans un rire, je retourne devant le clavier et tapote à quel point il est hydrophobe, ou encore, perfectionniste, professionnel, apte à faire usage de l’étiquette mondaine. Je notifie quand même qu’il a une tendance au surménage si on ne le restreint pas, et qu’il est maniaque de la propreté dans la demeure qu’il a à charge. Une fée du logis.

« Milord… Vous inscrivez vraiment ma… hum... peur ?
— C’est ma vengeance pour tout tes sarcasmes !
— Si vous agissiez de façon plus digne, je n’aurais pas à commenter avec dérision vos actions Milord.
— Oui, je sais. Mais entre nous, j’ai toujours aimé ta répartie ! Surtout que tu essayes toujours de rester dans le politiquement correct.
— Je connais ma place, contrairement à d’autre nous en conviendront.
— Humpf, et je sais bien que tu parles de moi en évoquant les autres. Il ne reste que ton passé à évoquer. Cela devrait être facile, non ?
— Assurément, Milord. »


Tss... Tu n'étais pas obliger de faire ce sourire moquer. Espèce de gamin rusé, va.


SON HISTOIRE, SON PASSE
Tout en buvant une gorgée de thé, je soupire d’aise. Gwenn finit de nettoyer deux ou trois petites choses dans le bureau, alors que je m’étire tel un chat. Sur ces entrefaites, je m’adresse donc à mon humble serviteur.

« Une interview ! Je vais mettre ça sous une forme d’interview. Je suis certain que ça sera plus stimulant qu’une liste d’évènement marquant, qu’en dis-tu mon p’tit Winny ?
— Si c’est votre volonté. Mais, Milord, puis-je vous conseiller d’éviter l’usage d’un tel pseudonyme à mon égard ? Cela manque cruellement de sérieux pour une annonce de vente. »


Mon regard en coin, amusé, alors qu’il camoufle sous les bons mots le fait qu’il déteste ce surnom enfantin suffit à lui dire que je ne promets rien. Et son soupir m’est de loin audible alors que j’enchaine sur la précieuse interview !

« Bien, où es-tu né ? Dans quelles circonstances ? »

Ma question est simple, pourtant, il me regarde perplexe. Tapotant sur mon accoudoir, j’attends et je lis le doute dans son regard alors qu’il réfléchit.

« Milord… Seriez-vous atteint d’une maladie nommé la sénilité ? »

Je sens une chape de plomb s’écraser sur mes épaules.

« Avant de mal le prendre, puis-je demander la raison de cette remarque au ton sarcastique ?
— Mon inquiétude est pourtant légitime, Milord. Qui, de nos jours, ignore qu’un hybride est confectionné dans un laboratoire de recherche ? Je reste, comme tous les hybrides à l’exception de très rares cas, le résultat de la modification génétique d’un embryon dans une éprouvette. Donc, les circonstances de ma naissance ou le lieu même de cette-dernière… A part dire qu’il devait y avoir nombre de scientifiques : la réponse devient complexe. Mais est-elle vraiment indispensable ?
— Hum, présentez ainsi… Ce n’est pas faux.
— Si jamais vous n’avez pas compris, n’hésitez pas à me demander à nouveau, Milord. »


Ah ah ah. La bonne blague. Je le regarde avec un air dépité. Et j’ajoute même une réplique avant ma prochaine question :

« Je n’aurais jamais dû regarder cette vieillerie française de Kaamelot en ta présence, Gwenn. Passons, avant que tu ne sois satisfait de ton trait d’humour. Si ta naissance n’apporte rien, ton éducation ? Que peux-tu raconter à son sujet ? »

Je lis un peu de rêverie dans son œil, comme un voile de nostalgie. Je me tâte à lire ses pensées de surface, mais finalement il me répond assez rapidement.

« Le centre qui m’a éduqué a, depuis lors, fermé. Il s’agissait d’un institut en Californie du nom pompeux de ‘Training Institute for Elite Hybrids’ ... Autant dire que le personnel était compétent. Mais bon, ils ont fermé car même en nous vendant à prix d’or les frais étaient trop important. »

Tout à son écoute, je notais donc ses réponses. Je lui fis signe de s’asseoir alors que j’enchainais.

« Et quel genre d’éducation de pointe ils donnaient ? Ils étaient rudes ou au contraire attentionné à l’égard des esclaves que vous étiez ? »

La curiosité m’enveloppe. Quand j’y pense, je ne me suis jamais vraiment intéressé à son histoire. Son caractère et son travail me suffisait, et je sais qu’il me manquera un peu. Surtout ses piques au réveil, quand je refusais de me bouger ou quant il me trouvait avec quelques gigolos entre les draps.

« Jusqu’à nos cinq-six ans, nous avions surtout des cours magistraux sur ce qu’il est indispensable de connaître. Lecture, écriture, histoire, mathématiques, les bases des sciences. Nous avions aussi des modules d’arts et de sports, afin d’être au mieux. Une première sélection était alors faite, pour séparer le bon grain de l’ivraie. Ceux jugé sans talents étaient vendus à un centre qui formait surtout des esclaves sexuels.
— Vraiment ? Et pour tes talents dans ton cas ?
— On m’a conçu avec la volonté de faire de moi un garde du corps, ou un combattant pour arène plus ou mois légal selon le pays. Ils se disaient que vu mon racial, je développerais une agressivité qui me servirait. Mais si j’avais des aptitudes physiques indéniables, je suis d’ailleurs ceinture noire d’Aïkido depuis mes 15 ans, je n’étais pas fait pour ça. Il n’y a qu’en présence d’une certaine quantité de sang que je développe un comportement potentiellement violent. Plus brutal. Mais j’étais un enfant tristement calme et sage pour une race comme la mienne. »


Je buvais ses paroles, tout en percutant que j’ignorais encore pas mal de choses à son sujet. En tant qu’elfe, je ne suis pas un grand fan de sang donc je n’avais jamais remarqué que ce détail pouvait stimuler comme une montée d’adrénaline avec un pique de testostérone. Devrais-je le notifier ? Je préférais le garder sous silence dans ma retranscription. Par contre, je fus surpris d’apprendre qu’il maîtrisait un art martial ! Pour autant, ça me rappelle…

« L’Aïkido, c’est pas un art de contrôle ou de renversement ?
— C’est le fait d’utiliser la force adverse pour neutraliser la personne. Il y a de nombreuses méthodes.
— Alors c’était ça, ce que tu avais utilisé sur cet humain quand j’avais été attaqué lors d’une sortie ! Je me disais que c’était juste un coup de chance de ta part…
— Je salue le fait que vous n’ayez que peu d’ennemis, Milord. Dois-je poursuivre ?
— Oui, oui. D’ailleurs, pourquoi ne t’ont-ils pas vendu si tu n’étais pas conforme à leur volonté initiale ? »


Son sourire est un mélange de moquerie et d’amusement. Pour autant, il me répond le plus simplement du monde :

« Car je n’étais pas un idiot incapable de faire connaître ses talents. Je ne suis, certes, pas l’homme à la violence qu’ils voulaient. Pour autant, j’ai su jouer d’esprit pour rester. Après qu’ils aient arrêté d’essayer de me forcer à nager, au risque de me tuer par noyade par quatre fois… un des formateurs s’est rendu compte de mon aisance avec les nombres. J’avais un talent pour la comptabilité, mais aussi, dans tous ce qui était travaux ménagers. J’appréciais le jardinage, j’aimais faire le ménage, je cuisinais plus que correctement, et l’administratif me parlait autant que  la lecture d’un livre au coin du feu ! Pourquoi chercher à me faire combattant, quand je montrais des talents pour le service ?
— J’avoue que cela aurait été profondément idiot, et surtout, une perte financière. Donc, de tes six ans à ta sortie on t’a formé au métier de majordome ?
— Exactement. On m’a enseigné l’aïkido pour la défense occasionnelle de ma personne ou de mon maître. Et pour entretenir mon corps. Mais de base, mon labeur était centré sur la gestion d’un domaine, aussi bien d’un point de vue financier que pratique. Faire habilement des courses en économisant au mieux, tout en gardant une qualité de produits. On m’a même enseigné comment frauder les impôts ou remplir des documents administratifs pour des demandes de subventions d’état !
— Et les enfants ?
— Là, par contre, le bas blesse. On ne m’a pas enseigné comment éduquer un enfant. Je saurais veiller à ses besoins nutritifs, ou encore, sur sa santé. Je saurais préparer ses affaires. Mais lui apprendre des choses, jouer avec, j’ignore comment faire. Même un enfant reste un libre face à moi et donc, un supérieur auquel je dois montrer respect et obéissance. J’ignore comment développer une complicité en gardant ce rapport entre nous. »


Je notais ces informations sur la qualité de son éducation. Et je voulais bien croire que si on formait chaque individu selon ses talents personnels, avec des cours privées, cela devait coûter bien trop cher à la longue. Puis, le regard taquin, je posais une question qui m’intriguait depuis longtemps…

« Gwenn… Dit-moi… Tu as connu l’amour ? Je veux dire, tu as fais ton adolescence et tout là-bas… il n’y avait personne pour qui tu avais un faible ? Rien d’intéressant ? J’y pense, tu n’ais pas borgne de naissance n’est-ce pas ? »

Et voilà, je me suis jeté dans le plat à pied joint ! Il semble hésiter, et finalement, je le vois glisser furtivement son index et son majeur sur la cavité de son œil vide.

« Pour mon œil… Il s’agit de ma seule erreur. Mais surtout, de ce qui m’a fait comprendre ma place. »

Mes sourcils se froncèrent, et perplexe, je lui demandais d’élaborer son propos.

« Comme vous dîtes, je suis tombé amoureux. Il s’agissait d’un hybride de lion. Fier, et fort, il était même considéré comme la meilleure réussite de l’institut. Nous avions le même âge, et étions dons amis d’enfance. Les formateurs étaient ravis de voir qu’il était bon combattant aux armes comme à mains nus. Enfin…
— Il avait un nom ? Pour ma curiosité personnelle, je ne le noterais pas.
— Mufasa. Une référence à un très vieux disney. A l’époque, je l’admirais et je commençais à l’aimer. Nous étions toujours ensemble lors de nos temps libres, et partagions la même chambre. Rien d’étonnant au final. Mais Mufasa était un adolescent fier, aux nobles idéaux, et à l’envie de liberté…
— Il a tenté de fuir ?
— Oui… »


Un silence s’installa, et je vis clairement de la tristesse sur son visage. Ce n’était pas son sujet favori de discussion. Je me levais alors, et lui fit couler une tasse de thé. La lui donnant, ou plutôt lui imposant de la boire, je m’adossais à un meuble pour continuer.

« Tu l’as trahit ?
— NON ! Enfin, je… Je l’aimais, et nous étions proches. Naturellement, il m’a proposé de fuir avec lui. Et j’ai accepté. Je n’avais rien contre ma condition, et nous étions bien traités malgré la sévérité de l’enseignement. Si nous avions des résultats, on nous récompensait même. Donc, c’était vraiment pour lui et non par envie de liberté que j’ai pris part à son action. Seulement…
— Rien ne s’est passé comme prévu ? »


Je le vois acquiescer, silencieusement, en buvant son thé.

« Et ? Que s’est-il passé ?
—Mufasa m’avait assuré qu’il avait trouvé une faille dans la sécurité. On devait fuir sans être vu, sans accroc. Mais, il m’avait mentit. Ou plutôt, ne m’avait pas tout dit. Il avait volé un couteau et la faille c’était qu’il avait repéré un garde assez faible. Lorsqu’il l’a tué, j’ai été choqué. Je… L’odeur de tant de sang, et le sentiment de trahison car il m’avait mentit : j’ai perdu l’esprit. Dans ma crise, je me suis même battu avec lui. C’est son couteau qui a rencontré mon œil, alors que ma logique était disparu. Il a réussit à fuir, moi, j’ai été maitrisé par des gardes. Ils ont comprit que je n’étais pas responsable de la mort du gardien… Et comme je me suis retourné contre Mufasa, ma punition a été amoindrit. Mais j’y ai laissé mon œil. Et j’ai dû apprendre à vivre avec ça, et surtout, avec la maladresse que ça peut induire. »


Je me demandais, l’espace d’un instant, si ce lion était encore dans la nature aujourd’hui. Mais je laissais l’interrogation en suspens, préférant retourner devant l’ordinateur et reprendre d’un ton plus joyeux. Je n’aime pas ces ambiances assez lourdes.

« Et donc, après, je t’ai acheté !
— Quand j’avais 18 ans, vous avez payé un certain tarif pour m’avoir, oui.
— Tu n’as pas été vendu au prix qu’ils voulaient j’imagine. Je me souviens qu’à l’époque, tu avais encore des difficultés avec les distances et ton angle mort.
— J’ai perdu mon œil l’année de mes 15 ans. En quatre ans, on s’habitude mais on ne retrouve pas toutes ses facilités. S’ils avaient attendu encore un ou deux ans avant de me vendre… Mais mon âge aurait alors joué contre moi. Donc… Je suis devenu votre esclave et majordome, Milord. Et cela fait 14 ans que je vous sers, et vit avec vous à la Nouvelle-Orléans.
— Bah, tu aurais put plus mal tomber !
— Comme il est vrai que j’aurais put avoir quelqu'un de plus sérieux. Qu'en dîtes-vous ? »


Je rigolais à sa taquinerie. Il faut dire qu’il a supportait mes buveries, mes coucheries, et mes déboires amoureuses tout ce temps ! Bah, quant on est à la tête de plusieurs banques, on a souvent les moyens de vivre de façon désabusé !  

« Bon, je termine de compléter ton profil.
— Et moi, je vais voir où en est la livraison du repas de ce soir, Milord. Oh et, votre fiancé vient vous chercher pour une journée en amoureux dès 9h demain. Voulez-vous que je prévois quelque chose en particulier à son attention ?
— Cela ira, juste, laisse-moi au lit. Je suis certain qu’il aimera être celui qui me réveille.
— Je ferais le nécessaire, y compris pour la literie, Milord. »


Si je rigole au sous-entendu, je termine donc de tout remplir. Mon futur mari sait que je ne quitterais cette ville qu’une fois Owenn vendu. En attendant, profitons encore de ses services : le temps de trouver quelqu’un qui lui convient !




۞ PRÉNOM OU PSEUDO : Lou Ainsel o7
۞ DOUBLE COMPTE ? Yep. C’est mon TC même Very Happy  
۞ AGE DU JOUEUR : 27 ans encore ^^
۞ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Partenariat. Mais depuis, je lui ai vendu une part de mon âme donc bon.
۞ COMMENTAIRE : Miaou ? Piou ?
۞ PRÉSENCE SUR LE FORUM : Comme d’habitude. Présence régulière et rp en fonction de mes dispos irl ^^
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MessageSujet: Re: Gwenn. A votre service milord. Mer 16 Jan - 19:00
Désolée du double-post !
Je voulais juste avertir que j'avais terminé ma fiche ♥️
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MessageSujet: Re: Gwenn. A votre service milord. Mer 16 Jan - 22:35

Félicitation !

Tu fais désormais parti des nôtres !



Aaaaaaah ! Ce petit Gwenn est juste adorable ! J'espère qu'il trouvera un bon maître très prochainement ~~


Voici ce qu’il te reste à faire pour pouvoir pleinement profiter à rp :

Tu dois répondre à TOUS les recensements te concernant (Obligatoire) ici,
Tu peux aller voir les demandes de rp ou en faire une ici,
Tu peux aller voir les demandes de maître ou en faire une ici,
Tu peux aller voir les demandes d’esclave ou en faire une ici,
Et tu peux même te créer un carnet de bord ici

En espérant que tu t’amuse parmi nous,

Leana.



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Gwenn. A votre service milord.
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