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Coyote
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Wilhem R. Jäger
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Localisation : Perdu
MessageCoyote - Coyote Empty Jeu 31 Jan - 16:23
© Arrogant Mischief sur Never Utopia
Wilhem R. Jäger

« On est jamais plus esclave que de ses propres démons »



۞ NOM: Jäger
۞ PRÉNOM(S): Wilhem Rose
۞ SURNOM: Coyote... Tu ne supportes pas qu'on t’appelle Willy ou Will. Sauf qu'évidement, ça arrive tout le temps.
۞ AGE: 305 ans (transformé à 26 ans)
۞ DATE DE NAISSANCE: 23 mai 2013
۞ NATIONALITÉ: Allemande
۞ ORIENTATION: Ambi
۞ PROFESSION: Esclave
۞ RACE: Loup garou Bêta
۞ SIGNES PARTICULIERS: A par tes oreilles percées de clous, sous forme humaine rien de spécial à signaler. Par contre sous ta forme animal on comprend pourquoi tu as été surnommé Coyote; avec tes oreilles longues et ta silhouette élancée, c'est bien ce à quoi tu ressembles.
۞ AVATAR: Aoi de Toraware no Palm. Forme animale de Safiru.


DESCRIPTION PHYSIQUE


Maintenant que tu y es, tu serais prêt à maudire ta gueule d’ange. Les créatures s’arrêtent devant toi, te détaillent, et ta seule défense reste l’acier froid du regard que tu leur jettes. Le vendeur te l’a assuré… A défaut d’autre chose, on t’achètera pour jouir de tes charmes. Comme si c’était une bonne nouvelle. Monnayer ton corps, tu l’as déjà fais certes. Mais c’était ton choix, le truc qui t’as permis de vivre comme tu l’entendais par le passé. Ce n’est pas la même chose de devenir le jouet d’êtres que tu détestes, et ce contre ta volonté. Cette perspective là, te fait grincer des dents.

Tu te tiens néanmoins, exposé comme un morceau de viande, gardant tant que possible une posture droite, un peu trop fière pour ta nouvelle condition. Tes larges mains aux ongles rongés jusqu’au sang, tremblent un peu malgré tout, te rappelant l’envie qui te dévore encore malgré le sevrage. Mais du haut de ton mètre quatre-vingt-dix, tu peux encore prendre de haut ceux qui seraient tentés de se payer ta liberté… Ou ton cul. Ce visage fermé, cette allure farouche n’est pourtant qu’un des multiple masques que tu empreintes. Un mensonge que tu revêts pour toi-même tant que tu le peux encore, et tu le sais.

Tu en as un autre, dont tu te sers pour charmer, pour tromper. Quand tu veux, tu sais courber ta silhouette longiligne et la relâcher de manière à inspirer confiance. L’expression n’est guère adaptée à l’époque, mais on te donnerait le bon dieu sans confession lorsque tu fais vibrer ta voix de basse et accroches un sourire sur tes lèvres trop pulpeuses… Trop féminines. Car en dépit de ta taille, tu es résolument androgyne, de tes trait fins à la courbe délicate de ton cou. Et tu en joues, laissant tes cheveux pousser anarchiquement en un mi-longs dégradé. Tu domptes tout juste la cascade souple qui en résulte avec un élastique, glissant les quelques mèches récalcitrantes derrière tes oreilles percées. En vrai ton blond glacé ne fait de toute façon que souligner la douceur de ton teint clair, et une tendresse dans tes traits, dont tu ne sais si elle est réellement tienne.

En cet instant, tu veux te persuader qu’elle ne l’est pas. Et tu l’enfouis, comme tu peux, car c’est tout sauf l’heure de séduire. C’est un atout à n’utiliser que lorsque c’est à ton avantage, or la situation présente ne l’est guère. Et puis, tu es un loup malgré tout. Bien que svelte, ton corps reste finement musclé et tu n’as qu’à te tenir roide, rigide, campé sur tes jambes trop longues, pour le prouver.

S’il n’y avait pas ce foutu vaccin ce serait encore mieux; tu pourrais te faire loup, et montrer les crocs. Oh certes, tu n’es pas le plus menaçant de tes congénères, mais tu n’es évidement pas non-plus aussi petit que ne le laisse entendre ton surnom. Tu es même plutôt haut sur pattes, mais effectivement aussi efflanqué qu’un coyote. Tu ne sais pas trop à quoi ça tient, mais la ressemblance ne s’arrête pas là. D’après les dires de tes anciens compagnons de meute, tu as aussi les oreilles un peu longues pour un loup, la gueule un peu trop fine. Et en sus, tu es blond, ce qui n’arrange rien, ta fourrure sable étant à peine nuancée de brun et de gris par endroits. Et même si tu n’aimes pas particulièrement être devenu un garou, ces derniers temps ta forme animale s'est faite de plus en plus confortable.


DESCRIPTION MENTALE


Qui es-tu? Qu’est-ce que tu es devenu?

Par moment tu te le demandes. Surtout lorsque tu te surprends à rêver de plonger des crocs dans la peau tendre d'un elfe, et que la lucidité et la honte te frappent. Tu es tellement loin à présent de l’adolescent turbulent et contestataire, de ce gamin insouciant qui pensait ne jamais se retrouver seul, ne jamais avoir d’autre ennemi que les conventions d’une société absurde, dans un monde où l’être humain dominait tout.

Es-tu cette ombre? Ce jeune homme qui s’oubliait dans le travail, cuistot le jour, barmaid la nuit, pour ne pas avoir à affronter la culpabilité et la solitude qui le rongeaient. Ce résistant, qui quand l’inimaginable s’est produit, a cru se trouver une raison d’être et peut-être de mourir? Ou est-ce que tu es cette bête qu’on a fait de toi? Cette créature qui s’agite dans tes tripes et derrière laquelle tu te caches parfois sans te l’avouer.

Ce qui est certain, c’est que tu es une sacrée teigne dans ton genre. Volontaire, pour ne pas dire buté, tu n’as jamais vraiment dévié de ta route par le passé, te forgeant un tempérament farouche et revêche. Au décès de ton frère, la liberté dont vous rêviez est devenue pour toi la seule chose qui valait la peine de se lever le matin. Ce, même si la tienne t’importe moins que l’idée elle-même. Ta vie a ainsi fini par tourner entièrement autour cette conviction et ce pendant plus de deux siècles. Quelques soit les risques ou les sacrifices que tu devais faire pour celle-ci.

Dans cette résolution est née ta colère envers les créatures. Et le faite d’en être devenu une contre ton gré n’a rien arrangé. Bien au contraire, qu’on ait pu décider pour toi de ce que tu devais être, de rallonger une existence qui t’étais déjà difficilement supportable, n’a fait qu’aiguiser ta rage. Mais même avec les humains, tu n’es pas quelqu’un de facile de toute façon. Blindé. Peut-être pas fierté, ou parce que tu ne vois pas comment accepter l’attention d’autrui et faire confiance. Disparaître, mentir, manipuler; tu n’as jamais cessé, et les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre. Et puis surtout, tu ne parles pas beaucoup de toi ou de ton passé. Moins de tes émotions encore. Finalement à moins d’avoir besoin de les manipuler, tu repousses plus volontiers les gens avec ton langage châtié qu’autre chose...

Tout ça pour cacher que tu as le cœur plus tendre que tu ne veux le reconnaître. En faite tu préférerais même l’oublier. Car, en effet, malgré tout ce que tu as fait, malgré la lutte que tu as menée, tu es impulsif, mais pas foncièrement violent. Et si tu as déjà tué, ça n’a jamais été sans répugnance. Tu aimes plutôt prendre soin des gens, les protéger, préparer des bons petits plats…. Seulement ça n’a plus sa place dans ton existence. Tu ne peux te permettre d’être doux et sensible, même si tu sais jouer de ses qualités pour mentir…. Rien n’est plus utile pour tromper que des demi-vérités après tout.

Cependant, c’est bien la vérité pleine et entière qui te rattrape maintenant. La drogue a ravagé les défenses que tu t’étais bâties, t’as dépouillé de ton armure, mettant à nu tant tes faiblesses que ce qu’il y a de moins glorieux chez toi. Notamment que tu ais toujours été capable de te salir les mains et de faire abstraction de ton dégoût, pour faire le nécessaire. Si bien que le manque t'as poussé d’autant plus facilement aux pires bassesses, à te laisser humilier… Juste pour un shoot. Toi qui te montrais si féroce et indomptable, tu trébuches face à l’addiction. Vulnérable. C’était finalement si facile de résister tant que tu n’avais pas à voir le vide en toi. Seulement depuis tu le sens, même à présent alors que tu es censé avoir décroché, ce trou noir et béant prêt à t’avaler tout entier. Cette douleur que tu as si longtemps niée te lacère, et rend d’autant plus attirante l’addiction. Or tu n’as rien auquel te raccrocher pour ne pas replonger.

… A part cet animal, peut-être; qui comme mue par l'instinct de survie, se fait aujourd’hui plus présent que jamais.


SON HISTOIRE, SON PASSE


Merde. Ça t’apprendra à foutre ton nez là où il ne faut pas. Ce n’était pas ton combat. Pas des humains. Et pourtant tu n’as pas pu t’en empêcher. T’as voulu savoir, comme si les créatures ne t’avaient pas déjà donné assez de raison de les détester. Il a fallu que tu creuses et que tu poses des questions… Pourquoi? Pour nourrir ta rage? La rage tu l’as depuis si longtemps, et alors qu’ils sont trois à te tenir pour pouvoir enfin te jeter dans une cage, tu t’y raccroches comme un noyé à sa bouée. Ruant, grondant, mordant…. Mais te sauvera-t-elle cette fois?

Un éclat de douleur. Le noir.


- Willy!!!! Putain Willy lève-toi! Y’a les keufs!

La note d’urgence dans la voix de Fredrick, te fait te relever avant même que tu ne sois conscient d’être éveillé. Ton frère t’attrape par le bras et sous son impulsion tu te mets déjà à courir, sans réfléchir. L’espace entre deux taules froissées, passer le parapet en bois, puis grimper l’échelle qui mène aux toits… Automatismes répétés; fuir avec l’agilité de deux acrobates, l’un devenant le prolongement de l’autre. Rabattre vos capuches sur vos visages miroirs, et puis reprendre la course effrénée et leste au dessus des rues de Düsseldorf en s’offrant juste le temps d’un sourire échangé.

Vous avez 16 ans et vous êtes libres. Loin de l’Allemagne trop parfaite qui vous à vu naître, au-delà du masque propret de la banlieue de vos parents; vous jouez le jeu de l’illégalité. Ça fait un an ou deux maintenant, que vous avez fugué. Hors de question pour votre père que vous soyez artistes de cirque, ou musiciens; que tu préfères tes jeux vidéos et la cuisine à des études de médecin ou d’avocat… que Fredrick embrasse des garçons… Alors quand la sévérité paternel c’est faite violence en le découvrant, vous êtes partis; juste vos vêtements sur le dos, de l’eau et des gâteaux dans un sac.

Depuis vous enchaînez les squats, volez à la moindre occasion, et ce qui était compliqué au début est devenu facile; mentir, faire les poches, arnaquer les gens. Vos rires complices suffisent à vous tenir chaud et à apaiser le creux qu’il vous reste certain soir dans l’estomac. Ils vous permettent d’oublier ces rares nuits, où pour vous faire un peu d’argent, il ne vous reste plus que vos deux corps… Des jumeaux; ça plaît bien. Alors tu laisses, Fredrick mener la danse pour une fois, et appuis ton front en nage contre le sien quand c’est trop douloureux. C’est pas grave. Ça passe. Tant que vous êtes tout les deux.

Alors aujourd’hui tu n’y penses pas. Ça reviendra plus tard, et tu regretteras ton dégoût. Juste parce qu’il était là. Pour l’instant vous retrouvez le bitume quelques rues plus loin, persuadés d’avoir échapper une fois de plus à la maison de correction. Frédrick te heurte amicalement.

- Heureusement que j’suis là… T’aurais continué à dor…

- Hey! Vous là-bas!

- Oups…

La cavale reprend de plus belle. On vous talonne. Et puis il suffit d’une seconde d’inattention et même le geste mille fois répété, vacille. Il a suffit que tu sentes ton frère un peu à la traîne, pour que tu te retournes quand il ne fallait pas.

- WILLY!!!!

Tu es en plein milieu de la voie et quand tu t’en aperçois, tu restes paralysé face à la voiture qui te fonce dessus. Seulement ce n’est pas elle qui te percute. Avant ça, Fredrick te projette hors de la trajectoire du véhicule…



Tes yeux s’ouvrent. Le cauchemar s’arrête là, la mémoire fait le reste. Heureusement qu’il était là. Pourtant tu voudrais qu’il ait été n’importe où ailleurs; que ce soit toi qui ais été étendu, désarticulé sur l’asphalte à hoqueter ton dernier souffle, plutôt que ton frère. Tu le souhaites, malgré ce qui est arrivé par la suite: l’horreur de l’invasion et de la guerre. Un désir douloureux et irrationnel. Mais tu ne pleures plus, et sûrement pas alors que tu es à la mercie de trafiquants de la pires espèces. Tu ne leur fera pas ce plaisir. Tu ne courberas pas l’échine et ne leur dévoileras pas la moindre faille. Et puis cette histoire, c’est la tienne et aucune créatures n’a le droit de savoir ce qui pèse sur ton cœur. Alors certainement pas des vampires esclavagistes qui dealent du sang d’elfe.

Tu te redresses difficilement. Un élancement traverse ton crane et quand tu arrives à t’asseoir finalement, tu refermes les yeux, pris d’un vertige. Tu passes la main derrière ta tête, tâtant une plaie encore vaguement sanglante, avant de soupirer. Ça fait deux fois en l’espace de quelques heures qu’on t’assomme et tu le sens passer. Humain, ça t’aurait sans doute tué du premier coup, et même maintenant, tu ne vas pas pouvoir te battre dans l’immédiat. Mais ce n’est pas comme si tu pouvais t’échapper, là, de suite. Tu tends donc distraitement l’oreille, résolu à attendre que la plaie et l’hématome responsable de ton équilibre douteux se résorbent.

- … pas les loup-garous, d’habitude. On peut pas le garder. Et il est recherché!

- Ouai... Mais il nous laisse pas le choix; on peut pas le laisser repartir s’il peut mener les flics jusqu’ici.

Un sourire sardonique étire tes lèvres. Ça les emmerde bien que tu sois un loup. Ça t’emmerde aussi mais tu peux pas t’empêcher de trouver ça marrant et ironique dans cette situation. Le faite est que tu es plus fort qu’un elfe ou un vampire. On t’a rendu plus fort. Dommage que ça ne t’ait pas été plus utile cette fois.

C’était à un trafic d’êtres humains auquel tu pensais t’attaquer au départ. Les informations que tu avais récoltées étaient minces, juste une rumeur qui courait; un bouche à oreilles qui avait circulé entre esclaves et créatures sympathisantes jusqu’au groupe de libres que tu soutiens. Tu avais cherché à en savoir plus, même quand tu t’étais aperçu que c’était des elfes qu’on séquestrait. Là a été ta première erreur. La seconde est d’avoir voulu t’infiltrer seul. Tu as assez vécu dans l’illégalité bien sûr pour savoir dissimuler tes pensés face à des vampires... Mais pas au point d’être impassible en découvrant des gamins maltraités. Ça tu ne t’y attendais pas. Pas comme ça. Tu n’as pas eue le temps de comprendre qu’on avait lu en toi avant d’être violemment frappé à la tête. Or tu as beau être solide, il a suffit que tu sois étourdi quelques secondes, pour qu’à plusieurs ils aient le dessus sur toi.

A présent tu y es jusqu’au cou. Néanmoins, tu ne comptes pas t’escrimer et te débattre vainement en attendant que l’enfermement de rende fou. Tu te doutes que de toute façon, ils ne te laisseront plus sortir de ta cage tant qu’ils n’auront pas effacées leurs traces. Et maintenant que la colère de t’être fait prendre est passée, tu sais qu’il va falloir la jouer fine, si tu veux avoir une chance de ne pas te faire livrer aux autorités pour détourner l’attention. Ou pire.

Te faire tuer n’a jamais fait partie de tes plans, mais tu ne t’es pas battu des années non-plus pour finalement risquer la peine d’esclavage si connement. Pas après ce que ça t’as coûté de rester libre. Pas après ce que tu es devenu. Tu ne peux pas te le permettre... Tu ne veux pas les laisser faire leurs petit trafic à leur guise pour autant… Tu ne… peux rester… pas….


Tu ne peux pas les laisser t’avoir. Tu ne peux pas mourir. Tu ne peux pas faire ça à Frédrick. Mais tu ne veux pas non plus devenir un esclave. Il ne l’aurait pas accepté non plus et tu dois vivre pour vous deux. Alors tu te bats avec les derniers résistants. Même si au fond de toi, tu sais que vous avez déjà perdu… Ça fait plus d’un an que l’humanité n’a plus la moindre chance de se rebeller contre les créatures de l’autre monde.

Or, ils ont retrouvé votre trace. Et c’est parce que tu fais parti des meneurs que tu restes en arrière du groupe avec deux autres, pour bloquer le passage à la meute qui vous poursuit. Les loups n’ont même pas prit la peine de garder leurs formes humaines; ils savent que vous êtes faibles. Et à défaut de métaux précieux, c’est des pieds de biches, des battes de base-ball ou des criques avec lesquels vous vous défendez.

Tu te campes bien sur tes jambes, en les attendant arriver. Tu es effrayé mais tu ne va pas renoncer pour autant, et tu es le premier à balancer ton arme dans la gueule d’un loup qui s’était inconsidérément approché en croyant peut-être t’intimider. Dommage pour lui; tu t’es juré de ne plus jamais te laisser paralyser par la peur. A partir de ce moment-là, c’est la cohue.

Vous vous défendez comme de beaux diables, mais vous faites un bien maigre barrage face aux créatures qui rapidement vous débordent. Et avant d’avoir réalisé, tu te retrouve seul, debout face à trois loups qui t’encerclent patiemment tandis que leurs congénère partent à la poursuite des fuyards. Tu songes vaguement que tu es déjà aussi mort que tes compagnons. Alors tu tentes un dernier éclat; le loup que tu veux frapper esquive, et un autre en profite pour te sauter à la gorge.



Le goût du sang… Délicieux après la soif… Meilleur que tout ce que tu as goûté…

Tu as perdu connaissance? Qu’est-ce qui se passe? Tu te forces à rouvrir les yeux malgré le mal de tête. On te retient par les cheveux. Comprenant ça tu te dégages brusquement en grondant, renversant le bol qu’on te faisait ingurgiter. Évidemment la migraine et la nausée te reprennent, et on saisit l’occasion pour refermer ta cage. Trop tard pour prendre la poudre d’escampette. Alors tu te laisses plutôt le temps de sortir de l’état vaseux dans lequel tu te trouves.

C’est moins dur que ce à quoi tu t’attendais finalement. Tu dois être en train de cicatriser parce que en peu de temps tu te sens moins malade. Voir même plus léger. Tu t’abandonnes un peu à cette sensation… Avant de tiquer et de jeter un œil au bol qui traîne sur le sol de ta cage en humant l’air. Un frisson d’appréhension te parcourt alors; sous l’odeur prégnante d’hémoglobine, tu finis par sentir la senteur caractéristique d’un elfe. Tu ne t’attendais pas à ça… Tu n’as même pas eu le temps de calmer le jeu, de réfléchir à un moyen de manipuler ceux qui te retiennent. Et tu n’en as pas d'avantage pour songer à un moyen d’échappé à ce qui t’attends, car bien vite l’engourdissement gagne à nouveau ton esprit.

Les jours qui suivent te font horriblement penser à ton état les premiers temps de ta transformation. En pire. Tu t’en défends mais la dépendance te gagne, te rendant tout aussi instable. Le sang est la seule chose qu’on te donne à boire et à manger dans un premier temps. Tu te retiens mais trop vite l’instinct de survie te rattrape…. Puis un besoin plus insidieux. Et là tu regrettes la meute que tu as quittée, cette chaleur qui t’amadouait en douceur. L’Alpha voulait de nouveaux loups, des combattants pour tout ceux qu’il avait perdus pendant la guerre. Et il t’avais trouvé toi. Alors c’est vrai, malgré toi, tu t’es laissé bercé par l’influence de la meute des années durant. Mais, elle, elle ne te brisait pas contrairement au manque auquel tu résistes de moins en moins bien.

Ta volonté, ce mordant qui t’as permis de renier ce que le loup en toi réclamait, et de rejoindre les libres pour les défendre, t’échappent, comme de l’eau entre tes doigts dès que les doses s’espacent de trop. Et tes tortionnaires, se font maîtres, te dressant et testant jusqu’à quelles bassesse tu peux allé pour une gorgé de ta drogue. Tu es assujetti; plus de cage, il n’y a plus qu’à te tenir par la laisse du besoin. Tu passes plus de temps que jamais sous ta forme animale, comme si ça pouvait t’empêcher de céder aux sévices en définitive. Mais non. Tu finis par comprendre que le seul moyen de retrouver un temps soit peu d’équilibre et de raison est de céder avant qu’on ne t’y oblige en te privant. Alors tu renonces ainsi un peu plus à ta liberté, même si on sera toujours obligé de te contraindre à t’en faire supplier dans certains cas. C’est ce à quoi tu en es réduit, après t’être battu pour la liberté toute ta vie. Trois siècle durant.

Quelques temps après, une fois s’être débarrassé de tout ce qui pouvait être incriminant, les trafiquants, lassés de leurs petit jeu, t’abandonnent sur place. Ce sont les flics qui te retrouveront, et malgré leurs insistance, ils ne tireront rien de toi. C’était peut-être là le but du traitement que l’on t’a fait subir. Et tu es trop fier lorsqu’on te condamne à une peine d’esclavage pour t’humilier d’avantage en racontant ce qui s’est passé. Pas tout de suite. Pas alors qu’on te vaccine et te puce comme un animal, pas alors qu’on te sèvre abruptement. Tu ne peux pas en parler… Et tu ne peux pas leurs faire confiance, même si on te montre plus d’égard qu’à un simple humain.

Tu finis de toute façon en magasin, loup ou pas, où un gérant trop zélé épluche ton pédigré annoté du petit nom que t’avais donné la meute et qui ne t’a jamais quitté depuis. Il résume à voix haute, ce qui a le don de te mettre mal à l'aise.

- Coyote… Meute Allemande de 39 jusqu’en 85 puis on te suspecte d’avoir rejoint un groupe d’humains libres. Dans la première partie du 22ème siècle, on t’impute une participation active dans la libération de plusieurs groupes humains à travers l’Europe et notamment d’un certain nombre de femmes… Pfiou t’es pas prêt d’en sortir… tu disparais des radars et on retrouve ta trace en 2211, année où tu recommences à faire parler de toi en Océanie avec plusieurs réseaux d’immigration clandestine vers des territoires où l’esclavage à été abolie. En 264, tu te volatilises à nouveau avant que l’on t’arrête… Probablement au Canada. Tu te fais oublier pendant une vingtaine d’années avant de rejoindre encore une fois un groupe de Libres…. On t’a retrouvé… Dans un squat, drogué et attaché… On suppose que tu as voulu dealer avec les mauvaises personnes. Mais ça ne me dit pas ce que je vais faire de toi. Je te vends comment? Tu sais faire quoi à part enfreindre là loi?

Survivre. Espérons-le.


۞ PRÉNOM OU PSEUDO : Meigle
۞ DOUBLE COMPTE ? Oui, Iunan Boàndelh.
۞ AGE DU JOUEUR : 28 ans (si si, encore pour quelques jours)
۞ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Partenaire et surtout un membre.
۞ COMMENTAIRE : Quelque chose à dire ? Une remarque sur le forum ? Grougroute J'adore l'ambiance. Et la Destinée.
۞ PRÉSENCE SUR LE FORUM : Tout dépendra du boulot, mais j'évite de faire attendre mes partenaires plus d'un mois en rp.
۞ CODE DU REGLEMENT :
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Leana
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Messages : 242
MessageRe: Coyote - Coyote Empty Sam 2 Fév - 23:35

Félicitation !

Tu fais désormais parti des nôtres !



Désolée pour l'attente ! J'ai le plaisir de t'annoncer que tu es enfin validé ! J'espère que ce bout de chou ne va pas trop souffrir encore !


Voici ce qu’il te reste à faire pour pouvoir pleinement profiter à rp :

Tu dois répondre à TOUS les recensements te concernant (Obligatoire) ici,
Tu peux aller voir les demandes de rp ou en faire une ici,
Tu peux aller voir les demandes de maître ou en faire une ici,
Tu peux aller voir les demandes d’esclave ou en faire une ici,
Et tu peux même te créer un carnet de bord ici

En espérant que tu t’amuse parmi nous,

Leana.



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Coyote
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