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Âme écossaise - Abriel O'Connor [Terminé]
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MessageSujet: Âme écossaise - Abriel O'Connor [Terminé] Dim 24 Juin - 20:32
© Arrogant Mischief sur Never Utopia
Abriel O'Connor

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۞ NOM : O'Connor
۞ PRÉNOM(S) : Abriel
۞ SURNOM : Duncan Cameron (nom d'auteur)
۞ AGE :  597 ans (33 en apparence)
۞ DATE DE NAISSANCE : 14 avril
۞ HYBRIDATION /
۞ NATIONALITÉ : Irlandais de sang, Écossais de cœur
۞ ORIENTATION : Dominant
۞ PROFESSION : Romancier pornografique
۞ RACE: Elfe
۞ SIGNES PARTICULIERS : Parle irlandais, anglais et bien sûr gaélique couramment. Plusieurs tatouages celtiques, deux svastika sur chacun de ses poignets, un arbre de vie lui prenant tout le dos, un nœud Dara sur le pectoral droit et un triskel sur le haut de la cuisse gauche. Il possède aussi plusieurs cicatrices sur tout le corps. Il a aussi un accent écossais qui n'est jamais entièrement parti.
۞ AVATAR : Neji Hyuga de Naruto


Eòlas-nàdair


La première chose que nous pouvons dire d'Abriel quand on le voit pour la première fois, c'est qu'il a un charme sensuel, voire animal. C'est un homme grand, plus d'un mètre quatre-vingt dix, et bien battis. Il possède des jambes musclées par de longues marches et des bras développés par les lourdes charges qu'il a très longtemps porté. Son corps est couvert de tatouages et de cicatrices, marques d'un ancien temps qui n'existe plus.

Il a une peau pâle, signe distinct du clan d'Elfes auquel il appartenait, et une longue chevelure brune lui cascadant jusqu'au bas du dos. Ses cheveux lisses lui viennent de sa mère qui lui a appris à les chérir et à en prendre soin.

Son visage, quand à lui, va de paire avec sa carrure. Il a une mâchoire fine mais marquée et elle est toujours rasée de près. Il a des lèvres charnues et un nez droit. Ses yeux en amande sont d'un blanc nacré et deux sourcils fins les surplombent. Ses oreilles sont finement pointues, juste assez pour que ça ne soit pas remarquable par les humains.

Il y a une époque, Abriel ne portait que le kilt. Aujourd'hui, il ne le porte que de temps en temps. Pour sortir, et en temps général, il préfère s'habiller simplement mais élégamment. Un pantalon noir et une chemise blanche. Et quand il ne sort pas, un jogging peut faire l'affaire s'il ne préfère pas rester en boxer.




Eòlas-inntinn


Je me suis souvent demandé si le mauvais caractère d'Abriel venait de sa longue longévité, des épreuves qu'il a vécu ou s'il avait tout simplement toujours été là. C'est une question que je ne cesserai de me poser car même s'il m'a raconté son histoire, je sais qu'il ne dit pas entièrement la vérité.

Pour commencer, c'est un homme arrogant et borné. Quoi que vous fassiez et qui que vous soyez, Abriel O'Connor se considéra toujours meilleurs que vous et pensera qu'il a toujours raison. Si vous voulez des excuses de sa part, ce n'est même pas la peine d'y penser ! Il est impossible de lui faire entendre raison et j'ai souvent hésité à lui encastrer la tête dans un mur.

Ensuite, il n'a aucun remord à manipuler ceux qui l'entourent pour obtenir ce qu'il veut et ce, quelque soit le moyen. Si vous lui faites face, faites bien attention. Il tentera de vous charmer, vous mentira, vous fera du chantage ou que sais-je encore ! Mais il trouvera le moyen de vous user jusqu'à la moelle. Il l'a bien fait à son propre "protecteur", et si vous voulez mon avis, il n'est pas entièrement innocent dans la mort de celui-ci.

Il n'a aucune pitié pour l'espèce humaine et se fera un plaisir de détruire leur âme pièce par pièce. D'ailleurs, quand il vous contera son histoire, vous dira-t-il qu'il a déjà tuer sept de ses esclaves ? Quatre aux Etats-Unis et trois en Ecosse ? Moi, il ne me l'a pas dit, j'ai du faire des recherche pour le savoir. Il a aussi une aversion pour les anglais qu'il appelle "Sasannach".

Si seulement c'était ses seuls défauts... Mais non... Il est aussi impatient, possessif, lui arrive d'être cruel, n'aime pas la foule, et j'en passe !

Malheureusement pour moi, je ne peux pas dire qu'il n'a que des défauts... Il a aussi de nombreuses qualités, ce qui le rend d'autant plus détestable.

Il a été un fils et un frère aimant qui a reçu une noble éducation. Peu importe face à qui il se trouve, il sera adapté son langage. En grandissant, il appris le courage, l'honneur et la loyauté. Pour ne serait-ce qu'entrapercevoir l'une de ces qualités chez lui, je pense qu'il faut être l'homme le plus chanceux du monde ou avoir été bien trop stupide pour s'approcher autant et si longtemps de cet homme.

Il a beau le cacher au plus profond de lui, je sais que c'est un homme sentimental, attaché à ses souvenirs. Pourquoi aurait-il appeler ses manoirs Souvenir et Souvenir II ? Et surtout... Pourquoi aurait-il pris le nom de son premier, et seul, amour en nom de plume. Dans son histoire, il survolera sans doute ces passages-là. Quel intérêt pour lui de vous montrer ses faiblesses ?

C'est tout ce que je peux vous dire sur cet homme. Maintenant, écoutez son histoire... Mais attention ! Je vous ai prévenu, Abriel ment comme il respire et il sera détourner, même légèrement, ses phrases pour que vous vous enlisiez encore mieux dans ses filets. Soyez vigilent et restez hors d'atteinte, et peut-être qu'à nous tous, nous réussirions à le déstabiliser assez pour le remettre à sa place.


Eachdraidh


Je suis né dans un ancien temps. A cette époque, la vie n'était pas la même qu'aujourd'hui. Tout était plus simple et plus complexe à la fois. Chacun vivait sa vie comme il l'entendait et si un homme nous injuriait, on pouvait le tuer pour cela. Malheureusement, en ce temps, le pays où j'étais était à feu et à sang. Ces enfoiré de Sasannach, ou Anglais comme vous les appelez, avait en tête de conquérir toutes les Terres qui forment aujourd'hui le Royaume-Unis.

Je suis né en 1721, en Irlande, plus précisément dans la forêt de Tollymore, dans les contrées nordique de l'Irlande. Je n'ai jamais connu mes parents biologiques. Tout ce que je sais d'eux, c'était qu'ils n'étaient pas humains et qu'ils m'avaient "donné". Je n'ai jamais réellement su pourquoi ils s'étaient débarrassés de moi. Je crois que c'était une histoire d'alliance pour garder secret l'existence des Elfes entre le clan de Tollymore et la famille O'Connor.

J'ai donc été adopté par ladite famille O'Connor alors que je n'avais pas encore deux ans. J'ai tout de suite été aimé par les membres de cette famille qui m'ont toujours considéré comme l'un des leurs. Peu importait que ma mère ne m'est pas porté neuf mois, que leur sang ne coulait pas dans mes veines, j'étais Abriel O'Connor et rien ne changerai cela. J'ai vécu toute mon enfance dans la Clonalis House. Mon père avait faite construire cette grande demeure pour la naissance de mon frère aîné, Caem. Je suis le quatrième enfant de Dalach Edbert O'Connor et de Fiona O'Connor. Avant moi, se succédaient Iollan, Cathleen et Caem.

Si vous trouvez que le nom "O'Connor" vous dit quelque chose, c'est normal. Pendant plus de 800 ans, les O'Connor étaient rois de Connacht, une grande province d'Irlande. Ce sont les Sasannach, en nous envahissant, qui ont mis fin à notre dynastie. C'est mon arrière grand-père, Caem Dalach O'Connor, qui signa la reddition, ce qui permit aux O'Connor de devenir Lord. Notre famille n'avait alors pas tant perdu et restait riche et respectée, bien que sous le joug anglais.

Vous avez donc bien compris, j'ai été élevé par l'une des familles les plus anciennes et les plus puissantes d'Europe, et si cela se trouve, j'en suis le dernier héritier.

Mes treize premières années de vie n'ont pas réellement d'importance dans ma vie. J'ai vécu et été éduqué comme un riche héritier entouré de servant. Mon père n'était pas aussi stricte avec moi qu'avec mes frères et sœurs, j'étais le quatrième, il n'avait pas de grand projet d'avenir pour moi. Je reçu tout de même une très bonne éducation, me passionnant à l'époque pour la littérature.  Mon père ne s'occupait pas de moi contrairement à ma mère. Il avait plus à faire avec Iollan, fils héritier, et Caem, qui deviendrait un grand général des armés. L'éducation de ma sœur revenait à ma mère. J'étais donc bien plus proche d'elles deux, que de mes frères.

Les souvenirs que j'ai de cette époque sont très minces. Seuls des bribes me reviennent parfois en tête. Des enfants jouant dans les jardins immenses de la demeure, moi gâchant l'un des rendez-vous galant de Cathleen, ma mère me chantant des berceuses en coiffant mes longs cheveux noirs, mon père me disputant, mon père me rasant les cheveux sous prétexte que les hommes ne les portent pas longs et mon père me vendant. Dans les faits, je n'ai pas de bons souvenirs de mon père. Je comprends mieux pourquoi j'ai l'impression de l'avoir toujours détesté.

Comme je vous le disais, mon père m'a vendu lorsque j'avais treize ans. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces putains de Sasannach lui avaient demandé. Je l'ai précisé plus tôt, le Royaume d'Angleterre faisait la guerre à tout ce qui l'entourait. Et après avoir eu l'Irlande, ce qui lui prit beaucoup de temps, il s'attaqua au Royaume d'Ecosse. Quand mon père me vendit, l'Ecosse était un pays plus que divisé. Au Nord, les clans avaient repris leur indépendance, au centre, un faux monarque dirigeait, et le Sud leur appartenait déjà.

Le roi félon du centre accepta de rendre les armes à l'unique condition qu'on lui livre cinq jeunes filles et cinq jeunes garçons de noble naissance. Et pensiez-vous que les Sasannach iraient taper chez leurs propres enfants ? Bien sûr que non ! Ils étaient allé les chercher chez les adversaires qu'ils avaient réussi à soumettre. Et quand mon père reçu l'ordre de donner l'un de ses enfants de moins de 16 ans (ce qui me concernait autant que Caem qui avait 15 ans), il n'hésita pas un instant et me livra en pâture. Après tout, je n'étais pas vraiment son fils et personne, mis à part les O'Connor, ne le savait.

Seulement trois jours après la réception de la lettre, mes affaires étaient sur le perron de chez moi ainsi que ma mère et Cathleen, en pleure, et Iollan et Caem, profondément touché par mon départ. Mon père ne daigna même pas sortir de son bureau pour me faire ses adieux. En fait, il ne m'avait pas adressé la parole depuis qu'il savait ce qu'il allait advenir de moi. C'est la dernière fois que j'ai vu un membre de ma famille.

Escorté par six Sasannach de l'armée, j'ai commencé un long voyage vers les Terres du Nord. C'était la première fois que je partais si loin et les cinq jours de cheval plus le bateau m'exténuèrent. Je suis arrivé en plein mois d'octobre à An Ghearasdan, ou Fort William dans votre langue. Pendant mon périple, j'avais rejoint les autres victimes, arrachées à leur famille. Nous étions tous effrayé à notre arrivée, qui ne le serait pas ? La plus jeune d'entre nous, Luaine, n'avait que 8 ans. Les soldats nous déposèrent et repartirent avec leur traité en main.

Nous comprîmes très vite que notre vie à An Ghearasdan ne serait pas des plus joyeuse. De jeunes nobles, nous devînmes esclaves. Nous devions obéir à chaque ordre que nous donnait le roi félon, sous peine d'en souffrir d'avantage. Chose que je fis plutôt aisément, bien qu'ayant une colère enfouit en moi, je n'étais pas particulièrement rebelle. Jusqu'au jour où il m'ordonna de partager son lit...

J'avais refusé catégoriquement de coucher avec ce vieux pervers. C'était hors de question que je perde mon innocence ainsi. Mais, j'appris à mes dépends qu'un esclave ne faisait qu'obéir. Je fut fouetté pour mon refus, et le lendemain, je fus forcé de la manière la plus violente qu'il soit. Je savais que je n'étais pas le seul dans mon cas, neuf autres enfants étaient dans le même bateau, mais je ne pouvais m'empêcher de toujours résister. C'est de là que vient mon dos strié de marques de fouet. Mon maître, ne comprenant pas pourquoi je cicatrisais si vite, était vite passé au stade supérieur. D'un simple fouet, il était passé aux chaînes. Malheureusement, celles-ci étaient en bronze et étaient bien plus douloureuses.

Mon calvaire dura deux longues années. Deux ans pendant lesquelles rage et rancune emplirent mon cœur. Je n'avait qu'une envie, que tout s'arrête. Qu'importe le moyen. De nous dix, deux avaient malencontreusement péri. Luaine, seulement quatre mois après notre arrivé, et Maitias qui avait douze ans. Personnellement, je savais que ça ne serait pas sous les punitions ou les coups de butoir que je mourrais. Du haut de mes 15 ans, mon corps avait déjà enclenché depuis longtemps le processus de changement. Je devenais plus grand, plus robuste et mon caractère allait dans la même direction.

De jour en jour, mon insolence grandissait. Et de jour en jour, mes blessures empiraient. Le bon côté des choses, c'est que je ne partageais plus la couche de ce mac na galla. J'étais enfermé dans les cachots et il venait défouler ses pulsions sadiques sur moi. Je vois que vous avez pitié de nous. Arrêtez. Vos raisons sont de toute manière futile. En ce temps, nous n'étions plus des enfants. Les garçons se transformaient en homme à l'âge de onze ans, et les filles, dès qu'elles avaient leur premier saignement étaient bonnes à marier. La majorité de nous dix ne pleurait pas sur notre sort. Nous traversions cela avec l'honneur et le courage que nous avaient inculqué nos familles.

Reprenons mon histoire... Comme je vous disais, mon calvaire prit fin à mes quinze ans. Le Nord de l'Ecosse, divisé en une multitude de clan, n'avait toujours pas ployé. Et l'un de ces clans, les Cameron, attaquèrent An Ghearasdan. Tout ce que je sais de cette bataille, c'est ce qu'on m'a raconté plus tard. La seule chose que j'ai vraiment vécu, c'est l'arrivé d'une demi-douzaine d'Highlander en kilt rouge dans les cachots. Je peux vous assuré que le débarquement de six Highlanders de près de deux mètres de haut dans un endroit si clos est l'une des choses les plus impressionnantes qu'il est donné de voir.

Sans que je ne comprenne ni comment, ni pourquoi, ils me détachèrent et me sortirent de ce trou à rat que je n'avais pas quitté depuis des mois. Ils me parlèrent dans une langue avec un accent si fort que je me demandais s'il était possible de comprendre ne serait-ce qu'un mot. Sur le coup, j'étais perdu. Je ne savais que dire ni que faire. Ces brutes me paraissaient bien plus féroce que le roi félon, et je voulais juste que ma situation s'améliore un peu.

L'un d'eux, dont j'appris par la suite qu'il s'appelait Neil Cameron, me prit par le bras et me fit avancer. Je n'ai pas protesté, les suivant dans un silence de mort. Une fois sorti de la ville, une violente pulsion me prit les entrailles. L'appel de la liberté. Je repoussais l'homme dont la poigne s'était faite plus douce sous ma docilité et je pris mes jambes à mon cou. Je voulais mettre le plus de distance entre cette ville maudite et moi. Peu importe où j’atterrissais. Mais le destin en décida autrement.

On me rattrapa avec une facilité déconcertante. Bon, il était vrai que je n'étais pas au meilleur de ma forme, mais tout de même... Je n'ai pas réussi à faire 50 mètres que c'en était déjà finit. Par la suite, ils ne me lâchèrent plus d'une semelle. Je fus déposé sur un cheval, et Neil monta derrière moi. Nous chevauchâmes pendant deux jours consécutifs. Les paysages qui défilaient se ressemblaient tous, des plaines, des montagnes, de hautes collines. Je n'en pouvais plus d'être ballotté en me demandant ce qu'il allait advenir de moi. Étais-je devenu un prisonnier de guerre ? Un tribut ? Une récompense ?  

C'est le soir du deuxième jour que nous arrivions au village. Le village était perdu au plein cœur d'une grande vallée surplombé d'un loch et entourée de hautes collines. Les maisons étaient de petite chaumières et, alors que nous étions déjà en avril, j'avais plus que froid. J'espérais presque qu'ils comptaient me tuer, parce que vivre ici me paraissait impossible.

Mais l'impossible se réalisa et ma vie au clachan débuta. Les débuts furent difficiles. Je dus apprendre une nouvelle langue, très peu parlait l'irlandais et encore moins l'anglais. Par chance, le gaélique avait des connotation avec ma langue natale. Il y avait donc certains mots que j'apprenais plus facilement que d'autres.

Petit à petit, je me sentais attiré par ce village que j'avais d'abord maudit. Il n'avait rien à voir avec les châteaux dans lesquels j'avais vécu et l'hiver était particulièrement froid, à s'en geler les couilles même ! Mais je m'y sentais bien. J'apprenais à me battre avec les autres jeunes hommes du clan, je partais à la chasse, j'aidais au pâturage et, à mes 17 ans, je participais à mon premier raid. Ce qu'on appelle un raid chez les Highlanders, c'est une attaque en tout genre d'un autre clan. Et comme de coutume, nous nous en prirent au clan adverse, les Mackintosh.

J'ai commencé à prendre part aux plaisirs de notre clan. Piller, voler, détruire, tuer et violer. Nous nous en prenions pas qu'aux Mackintosh, mais c'étaient les principaux intéressés. Un an plus tard, après une défense du village des plus sauvages de ma part, notre chef et ses conseillers me firent l'honneur de me remettre le tartan rouge et vert, couleur des Cameron. Je crois que jusqu'à aujourd'hui, rien ne ma fait plus plaisir que cela. J'étais enfin accepté réellement comme l'un des leurs.

En plus du tartan, pour mon entrée dans le clan, je dus me faire tatouer. J'ai choisi de moi même l'arbre de la vie. Cela avait été douloureux, mais j'avais supporté la douleur tel l'homme que j'étais devenu.

Les années passèrent sans l'ombre d'un Sasannach. Je m'étais totalement adapté à ma vie et je ne me voyais pas la mener autrement que maintenant. Je n'avais plus prononcé un mot en irlandais depuis plus de cinq ans. La seule ombre au tableau était mon devoir de trouver une femme et de l'enfanter. Et, bien que j'avais encore du temps devant moi, je n'en avais pas la moindre envie. J'étais de loin, et surtout secrètement, attiré par les hommes. Heureusement pour moi, Duncan était dans le même cas que moi et nous nous retrouvions de temps à autre dans l'une des grottes que comportait le val.

Je rêvais souvent de lui. Parfois, mes songes me laissaient un arrière goût étrange. Comme si je ne pourrais jamais me passer de lui. A l'époque, bien que je cicatrisais très vite et que seules très peu de blessures me faisaient atrocement souffrir, je ne savais toujours pas qui j'étais vraiment. Je prenais de plus en plus conscient que j'étais différent. Mon ouïe était bien meilleure, j'étais le plus fort et le plus rapide du village et parfois, mes rêves se réalisaient.

Mais tout le monde au village savait que notre bonheur n'était immuable. Et à mes 22 ans, je pris les armes pour combattre les Sasannach qui tentaient à nouveau de nous envahir. Pour faire face, tous les clans, même ennemis, s'étaient alliés. Après de nombreuses batailles, de nombreux blessés, de nombreuses pertes, les Sasannach prirent le dessus. C'est trois ans plus tard qu'ils firent plier le genou à ceux qui n'étaient pas déjà mort.

De la dernière bataille, seulement la moitié rentra au clachan. Nous étions au plus bas et nous avions perdu. Duncan était mort lors de celle-ci. Sa perte me fut atrocement douloureuse. J'ai bien cru que j'allais le rejoindre, mais mes proches veillèrent au contraire. Ils me ramenèrent indemne physiquement, mais brisé de l'intérieur.

Puis, les Sasannach nous forcèrent à apprendre leur langue dont je n'avais étrangement pas perdu grand chose. J'avais juste à présent à fort accent comme tous mes semblables. D'autres années passèrent et, en plus de nous imposer leurs décisions, ils obligèrent une partie des nôtres à quitter le pays pour les Etats-Unis qui avaient besoin de mains d'oeuvre.

J'ai d'abord fuit. Je ne voulais pas quitter mon pays. Je n'étais pas certes né ici, mais j'étais désormais un Highlander. Et quitter les miens et mes terres pour le bout du monde m'était inimaginable. Personne ne m'en voudrait de partir. Surtout que je comptais revenir. Dès que les Sasannach nous laisserait tranquille.

C'est lors de cette fuite que je les ai rencontré pour la première fois. Les Elfes. Ils m'accueillirent à bras ouvert. Plusieurs avaient vu ma venu en songe. Je ne suis resté que trois jours parmi eux. Trois jours durant lesquels ils m'apprirent tout sur eux. Sur nous. Il y a des choses que je ne savais pas et d'autres que je faisais déjà instinctivement. Je n'avais jamais remarqué que j'avais toujours vécu avec un animal à mes côté ! Et, alors que je fuyais à nouveau à cause d'un trop plein d'émotion, - c'étaient trop de révélation d'un coup pour moi - les Sasannach me retrouvèrent.

J'ai passé trois ans en prison à An Ghearasdan. Comme quoi, le destin est un cruel mac na galla. Là-bas, j'ai pu longuement réfléchir sur qui j'étais vraiment. J'ai longtemps tourné en rond avant de comprendre que j'étais simple moi. Abriel O'Connor, un enfant abandonné, un fils et un frère aimé, un esclave torturé, un Highlander libre, un amant épris, un guerrier sanguinaire, une âme en peine, un elfe, un prisonnier. J'avais été toutes ces choses et c'était ancré en moi. Jamais rien ne pourrais changer cela. Je devais juste vivre avec.

A ma sortie de prison, on me mit sur un bateau pour l'Amérique. Ma vie aux Etats-Unis était loin d'être une vie de rêve. Je vivais dans le Sud, où il faisait bien trop chaud, et je travaillais dix heures par jours à la mine. Mon pays me manquait terriblement et je regrettais d'avoir été obligé de venir. Quand je n'étais pas chez moi le soir, j'étais dans des pubs gay. Je passais mes nuits à dormir ou forniquer avec d'autres hommes pour oublier ce que j'étais devenu. L'odeur des prairies me manquait, la chasse me manquait, les batailles me manquait. De petit noble, j'étais devenu un guerrier, et j'étais redescendu à simple ouvrier. Un sentiment que je n'avais pas ressenti depuis des années m'avait assaillit. La rage contre les Sasannach me tiraillait le ventre.

Pendant sept ans, je vécus cette parodie de vie. Jusqu'au jour où un terrible accident survenu. La mine explosa. Peu d'entre nous survécurent, et moi, je ne le dois qu'à John Dawson, un amant que je voyais souvent. Je suis resté bloqué deux jours entiers dans la mine. J'étais blessé à la jambe, une pierre m'étais tombé dessus et me bloquait dessous, elle m'empêchait de me régénérer. Je manquais cruellement de nourriture et d'eau. Et bien que cela n'allait pas me tuer, la solitude, elle, finirait par le faire.

John m'avait sorti de là par je-ne-sais quel moyen et m'avait ramené chez lui. J'appris alors que c'était un vampire et lui que j'étais un elfe. Je ne sais pas pourquoi, mais les nuits qu'on avait passées ensemble lui avaient suffis pour s'amouracher de moi. Quand il appris l'explosion de la mine et que j'étais dans les portés disparus / morts, il n'avait pu s'empêcher de venir voir de ses propres yeux. Il avait voulut me transformer, mais c'était impossible. Il en fut déçu.

Je ne sais pour quelle raison, j'ai ensuite vécu avec lui. Il était assez aisé pour que j'arrête de travailler à la mine ou même de faire un autre boulot minable. Nous habitions une petite chaumière en plein cœur du pays. Nous n'étions pas loin d'une grande ville pour qu'il puisse se nourrir et, au pire, il y avait les animaux de la forêt. Je pense que John avait choisi cet endroit pour me faire plaisir, que je ne souffre pas trop du mal du pays, mais rien n'étais comparable aux Highlands.

Pendant près de 300 ans, j'avais vécu avec John. Nous couchions très souvent ensemble, mais je n'avais jamais partager l'amour qu'il me portait. Et cela sembla tout de même le satisfaire. Le plus drôle, c'est que je pouvais parfois ne pas vivre avec un animal, vu que lui était là. C'est la guerre inter-raciale qui détruisit notre petite routine. Et, alors que l'appel de la guerre me prenait aux tripes, John lui était plutôt pacifiste. J'ai donc quitté ma petite vie pour prendre le dessus sur les humains. Deux semaines plus tard, John et mort. Je ne sais pas comment, pourquoi, ni où, mais je savais au plus profond de mon être qu'il n'était plus. Je le voyais en rêve depuis déjà des mois. J'en avais été un peu attrister, mais cela passa quand je me rendis compte que de toute manière, cela faisait longtemps que je n'avais plus rien à tirer de lui.

Je me jeta donc à corps perdu dans une guerre qui nous rendit bien plus fort et puissant. J'avais pris un plaisir fou à me battre entouré d'Elfes, de Vampires et même de Loups, à tuer, à torturer ou à violer ces petits êtres mortels sans même penser qu'un jour, certains d'entre eux avait été ma famille, mes amis, mes proches. Sans grand étonnement, la guerre finit sur la victoire de notre espèce. Mettant ainsi l'humanité à nos pieds.

J'ai longuement cherché ma place dans cette nouvelle ère, ne la trouvant jamais réellement. La fortune que m'avait laissé en héritage John - allez savoir comment il a eu tout cet argent - me permit de vivre de nombreuses années sans m'acharner à travailler. Je suis donc retourné en Ecosse, là où était ma vrai place. J'ai trouvé cela amusant que même après trois cents ans, je n'avais aucun problème pour me repérer. Je connaissais toutes ces collines, tous ces vals et tous ces loch par cœur. Mais, même si les éléments naturels étaient les mêmes, les décors, eux, avaient changé. Ce n'était plus des petits villages aux maisons de chaumes que je traversais, mais des villes. Et à la place du village dans lequel j'avais vécu, seul des ruines restaient.

Au fond, je n'avais pas grand espoir de retrouver quelque chose ou quelqu'un de familier. Je pris donc sur moi et, soulagé que les Sasannach soient si loin du val - je les détestais toujours autant - je fis construire à l'endroit même où je considérais avoir vraiment vécu, un grand manoir. Dans le fond, il ressemblait trait pour trait à celui que mon père avait fait construire pour la naissance de mon frère, et je le nomma "Cuimhneachadh".

J'ai vécu seul et éloigné de tout pendant plusieurs années, jusqu'à ce que le besoin de revenir à la civilisation se fasse ressentir. Il était hors de question que je me mêle aux Sasannach, j'étais donc retourné aux Etats-Unis. Je me suis installé à la lisière de la Nouvelle-Orléans. J'y fis construire un manoir qui ressemblait comme deux gouttes d'eau au premier. Je n'aimais pas le changement. Et je le nommais "Cuimhneachadh Dà".

J'ai commencé à mener une vie entre mes deux demeures où je vivais selon mes humeurs. A mon premier retour en Ecosse, je me résigna à prendre un esclave. Quatre ans sans le moindre soin avait rudement entaché mon beau manoir. J'ai donc fait le choix d'avoir un esclave en Ecosse, et un au Etats-Unis.

Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu de la même manière, quelques années à la Nouvelle-Orléans, puis plusieurs en Ecosse. Je pars au gré de mes envies. Je me suis consacré à mes plaisirs et j'ai commencé à écrire de la romance érotique, voire pornographique tout court. Pourquoi ? Aucune idée ! Mais cela me plaisait et me détendait. Au fil des ans, je suis devenu doué et me suis fait un nom. Je publie sous le nom Duncan Cameron. Il avait été tout pour moi. Nous ne vivions simplement pas à la bonne époque. Chacun de mes livres est un best-seller. La vie que je mène aujourd'hui me plait, et je ne la changerai pour rien au monde.





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MessageSujet: Re: Âme écossaise - Abriel O'Connor [Terminé] Dim 8 Juil - 23:24

Félicitation !

Tu fais désormais parti des nôtres !



Miam, toujours aussi sexy et surtout appétissant je suis présser de le retrouver en rp avec mon petit Natalis qui n'attend qu'une chose. Lui en faire voire de toute les couleurs à ce beau Abriel.

Bisous et tu sais ce qui te reste à faire  I love you

Voici ce qu’il te reste à faire pour pouvoir pleinement profiter à rp :

Tu dois répondre aux recensements te concernant ici,
Tu peux aller voir les demandes de rp ou en faire une ici,
Tu peux aller voir les demandes de maître ou en faire une ici,
Tu peux aller voir les demandes d’esclave ou en faire une ici,
Et tu peux même te créer un carnet de bord ici

En espérant que tu t’amuse parmi nous,

Lilithia.



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Âme écossaise - Abriel O'Connor [Terminé]
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